Le Label européen des langues

Concours 2019

Ce mercredi 8 mai, avait lieu la remise des « Labels européens des langues 2019 » en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Quatre « Labels » ont été remis à des projets innovants dans le domaine de l’apprentissage des langues. Les lauréats ont reçu un certificat de « Label »  et un  bon d’achat pour du matériel pédagogique et informatique.

Pour 2019, les projets primés devaient correspondre à une des 3 priorités suivantes : Développer des écoles meilleures et plus inclusives et soutenir les enseignants et les chefs d’établissement pour gérer la diversité ; supprimer les obstacles linguistiques pour créer des régions frontalières plus dynamiques ; et lever, dans les esprits, les frontières en Belgique, favoriser les collaborations entre les communautés et exploiter au mieux les différentes ressources linguistiques, économiques et culturelles de notre pays.

Cette année,  quatre projets déposés ont reçu un « Label européen des langues ».

Dans l’enseignement fondamental, l’Ecole communale de Meix-devant-Virton, avec celles de Robelmont et de Sommethonne, a créé le projet « Fun to Learn »

Ce projet d'animation anglaise a pour objectif de faire découvrir la langue anglaise dès la 3ème primaire de façon active et ludique.  L'accent est mis sur la communication orale qui est stimulée grâce à des jeux variés et concrets comme des recettes, des jeux de gestuelle, des chansons, du dessin, des mimes et des réalisations créatives.  Durant 50 minutes hebdomadaires, les élèves participent avec plaisir aux activités qu'ils réalisent seuls, en petits groupes ou tous ensemble.  Les élèves ne sont pas évalués de façon certificative mais leur participation est encouragée positivement et leur motivation a permis de nombreuses productions concrètes.

Dans l’enseignement secondaire, le Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC) a présenté un outil pour le développement de l'expression orale et de la compréhension à l'audition au 2e degré professionnel

Cet outil propose du matériel de travail strictement adapté aux élèves du 2ème degré de l’enseignement professionnel, en vue de développer l’axe oral, essentiel à faire tomber les frontières linguistiques.

Ce matériel repose sur le principe du jeu, démarche pédagogique motivante, alliant plaisir et défi.  Les nombreuses activités « ludiques » (flash-cards, plateaux de jeu, activités mettant la langue « en mouvement », etc.) permettent de développer une différentiation très large et très variée, visant la rencontre d’un maximum de profils d’apprenants différents.

Dans l’enseignement supérieur, c’est la Haute Ecole Francisco Ferrer qui a été labélisée pour son projet : « Vers un bachelier d'instituteurs primaires bilingues ».

La Haute Ecole Francisco Ferrer et la Erasmushogeschool proposent à leurs étudiants suivant le bachelier d’instituteurs primaires un cursus bilingue.

Ce projet de formation intercommunautaire a pour but de pallier la pénurie d’instituteurs primaires ayant de bonnes connaissances de la langue seconde dans les deux communautés.

Par ailleurs, le projet vise à construire un pont entre les communautés linguistiques à Bruxelles, car dans la capitale, les communautés linguistiques néerlandophones et francophones cohabitent mais se rencontrent peu.  Dans ce contexte multiculturel et plurilingue spécifique, ce projet contribue à faire de Bruxelles une véritable capitale multilingue.

Enfin, une asbl a été également récompensée : l’ASBL Symbiose pour son projet « Symbiose et Compagnie »

Grâce à l'écriture collective et au théâtre, les apprenants découvrent la langue française, rencontrent des cultures, des langues différentes, des thèmes sociaux qui sont débattus, décortiqués et « interculturalisés", afin que l'"étranger" n'en soit plus un.  C'est toute l'acquisition d'une langue qui se fait par le partage, l'imagination, le jeu.  Les ateliers sont un espace où les francophones aident les non-francophones, les plus âgés les plus jeunes... ou l'inverse !  C'est une micro société qui gomme les inégalités et valorise les différences, une Tribune du Dialogue aboutissant à des écrits atypiques, citoyens, prenant vie sur les planches...

Le Label européen des langues est une initiative de la Commission européenne et est co-organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles, le FOREM, Bruxelles-Formation, l’AEF-Europe et Epale afin de valoriser et d’encourager des initiatives innovantes dans l’enseignement et l’apprentissage des langues. Il récompense les nouvelles approches dans le domaine de l’enseignement des langues, participe à leur notoriété et favorise ainsi les bonnes pratiques.

En soutenant les initiatives innovantes à l’échelle locale et nationale, le Label cherche à améliorer la qualité de l’enseignement linguistique en Europe.

 

Descriptif du concours : Label Concours 2019

DESCRIPTIF DU PROJET

 

Veuillez télécharger ici le descriptif du projet.

Invitation et programme

 

Veuillez télécharger ici l'invitation et le programme.

Les 3 priorités pour l’appel à projets de 2019

2 priorités européennes :

-        Développer des écoles meilleures et plus inclusives et soutenir les enseignants et les chefs d’établissement pour gérer la diversité;

-         Supprimer les obstacles linguistiques pour créer des régions frontalières plus dynamiques

 

ainsi qu’une troisième priorité spécifique à la Fédération Wallonie-Bruxelles:

-      Lever, dans les esprits, les frontières en Belgique, favoriser les collaborations entre les communautés et exploiter au mieux les différentes ressources linguistiques, économiques et culturelles de notre pays.

 

1. Développer des écoles meilleures et plus inclusives et soutenir les enseignants et les chefs d’établissement pour gérer la diversité

L’Europe compte un nombre croissant d’élèves dont la langue maternelle est différente de la langue d’enseignement. Les chiffres indiquent que, pour donner aux jeunes élèves un bon départ dans leur parcours éducatif, il est essentiel d’enseigner dans leur langue maternelle. Les compétences développées dans une langue sont en fait transférables à une autre langue moyennant une exposition suffisante aux deux langues et une motivation suffisante à apprendre.

Les écoles qui acceptent la diversité linguistique et culturelle et qui soutiennent l’intégration ont un effet positif sur la capacité d’apprentissage de tous les enfants. Les écoles dans lesquelles les enfants sont intégrés plus rapidement aux classes ordinaires offrent davantage de possibilités de comprendre les cultures et d’apprécier la diversité par l’enseignement et l'apprentissage. En outre, une approche multilingue précoce en classe peut renforcer les capacités d’apprentissage de tous les enfants, quelles que soient leurs origines.

Une étude récente de la Commission a fait apparaître que, alors que les élèves viennent parfois du monde entier et parlent une multitude de langues, le corps enseignant de la plupart des pays européens reste largement homogène et les enseignants ne possèdent, bien souvent, aucune expérience d’enseignement dans des environnements scolaires divers. La langue est un aspect de la diversité parmi d’autres, mais un aspect crucial étant donné que l’apprentissage est un processus éminemment linguistique. Si l’apprenant ne comprend pas la langue parlée en classe, tout type d’apprentissage est difficile.

Dans ce cadre, la formation des enseignants reste une priorité essentielle: il convient d’élaborer des stratégies visant à préparer les enseignants à des groupes d’élèves parlant différentes langues. Les systèmes éducatifs doivent donner aux enseignants la capacité de développer des stratégies adaptées pour l'enseignement et l’apprentissage, en particulier en ce qui concerne les langues, et les pousser à faire preuve d’empathie et à réfléchir à leurs propres convictions et différences culturelles.

 

2. Supprimer les obstacles linguistiques pour créer des régions frontalières plus dynamiques

Les régions frontalières sont les lieux où l’intégration européenne devrait être ressentie de la façon la plus positive: étudier, se former, travailler, s'occuper de quelqu'un et faire des affaires par-delà les frontières sont des activités qui devraient être possibles au quotidien, indépendamment de l’existence d’une frontière administrative nationale. Pourtant, au sein d'un même État membre, les régions frontalières sont généralement moins performantes sur le plan économique que les autres.

La communication relative aux régions frontalières souligne le fait que la langue est l’un des plus grands obstacles à la mobilité, aux échanges commerciaux et au développement transfrontaliers. L’Union encourage dès lors les projets qui favorisent l’apprentissage des langues et le bilinguisme dans les régions frontalières. La Commission mène une stratégie visant à donner à chaque citoyen la possibilité d’apprendre deux langues étrangères dès le plus jeune âge. Idéalement, l’une de ces langues devrait être celle du pays voisin. La suppression des obstacles linguistiques permet de mieux profiter des possibilités d’emploi transfrontalières offertes par les régions frontalières, ce qui contribue à la croissance et à la prospérité. Pour les personnes qui apprennent les langues, les enseignants et les parents, cela peut constituer un facteur de motivation pour améliorer leurs compétences linguistiques et apporter une nouvelle dynamique à l'enseignement et à l’apprentissage des langues.

Les bonnes pratiques existantes concernant la promotion du bilinguisme au niveau régional dans les régions frontalières, qui consistent à mobiliser tous les secteurs de l’éducation, de l'éducation et l’accueil de la petite enfance à l’enseignement supérieur en passant par l'enseignement et la formation professionnels et les stages en entreprise, peuvent être une source d’inspiration.

 

3. Lever, dans les esprits, les frontières en Belgique, favoriser les collaborations entre les communautés et exploiter au mieux les différentes ressources linguistiques, économiques et culturelles de notre pays.

Dans le contexte économique actuel en Belgique, quelle que soit la région concernée, la pénurie de demandeurs d’emploi et de travailleurs connaissant au moins une des deux autres langues nationales se fait cruellement sentir.

La meilleure façon d’apprivoiser et de pratiquer les langues n’est-elle pas de mettre en contact, dès le plus jeune âge les enfants, élèves, étudiants et apprenants avec ceux de la communauté voisine ? Pourquoi aller chercher à des centaines, voire des milliers de kilomètres, des collaborations et des partenariats qui sont possibles au sein de notre propre pays, parfois avec le village ou la ville d’à côté, avec l’école ou le centre culturel ou sportif d’en face ?

Dans l’idée « Less is more », le Label européen des langues a pour objectif de mettre en lumière des projets de rapprochement et des activités de sensibilisation permettant le dialogue et la collaboration entre les différentes communautés et contribuant de façon durable à une plus grande ouverture à la diversité culturelle et linguistique, tout ceci avec des résultats pérennes et de qualité, et un minimum de moyens humains et financiers.

La priorité de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour le Label européen des langues porte sur les projets qui encouragent des pratiques innovantes en matière de formation linguistique, afin de favoriser le développement de compétences à communiquer avec des personnes aux référents divers, l’inclusion et in fine, l’ouverture à la diversité.

Tous les niveaux et secteurs de l’éducation, de la formation et de la culture, ainsi que le secteur Jeunesse peuvent se retrouver dans cette priorité. Les projets primés devront faire preuve d’originalité tout en étant facilement transférables, durables et inspirants.

 

Priorités à télécharger ici  au format .doc

 

 

CONTACT :

Bernadette SCHREUER

Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Direction des Relations internationales
Bureau 6 A 001
Boulevard Léopold II, 44
1080 Bruxelles

bernadette.schreuer(at)cfwb.be
Tél. 02/413.29.68

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