Radicalisation

La prévention et la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent

La prévention et la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent est devenu une priorité des organisations internationales de part les événements tragiques qui ont touché un grand nombre de pays.  Le risque de chevauchement et de cacophonie n’est pas exclu.

Ce dossier vise à faire le point sur ces différentes initiatives en donnant accès aux documents officiels émanant des organisations internationales concernées.

Au niveau le plus global, le Secrétaire général de l’ONU a présenté le 15 janvier 2016 à l'Assemblée générale son Plan d'action pour la prévention de l'extrémisme violent. Le Plan est un appel à une action concertée de la communauté internationale. Il présente plus de 70 recommandations aux États Membres et au système des Nations Unies pour empêcher l'extrémisme violent de se propager davantage.

Outre le cadre mondial de prévention de l’extrémisme violent, le plan d’action préconise l’instauration de plans d’action nationaux, les mieux à même de prendre en compte les contextes spécifiques.  En matière de prévention, une approche transversale impliquant l’éducation, la jeunesse, la culture notamment est préconisée.  Ces plans devraient également prendre en compte la question de l’égalité des genres qui est un marqueur significatif (moins d’extrémisme pour les pays les plus avancés dans ce domaine). 

S’inscrivant dans ce plan d’action, l’UNESCO organisera les 31 octobre et 1er novembre 2016, en partenariat avec le Québec, une conférence intitulée « Internet et la radicalisation des jeunes : prévenir, agir et vivre ensemble ». 

Se fondant sur les dispositions de la résolution sur le terrorisme adoptée lors du Sommet de Dakar en novembre 2014 par les chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie,  la Secrétaire générale de la Francophonie a érigé la lutte contre le terrorisme et la radicalisation violente au rang des priorités de son mandat. C’est dans ce contexte, mais également dans le cadre du suivi du Plan d’action de l’ONU, que l’Organisation internationale de la Francophonie a organisé à Paris, du 6 au 8 juin dernier, une conférence intitulée « Lutte contre le terrorisme et prévention de la radicalisation violente: vers une approche francophone intégrée ».  Le Ministre-Président Rudy Demotte a été invité  à prendre la parole à cette occasion pour y faire part des actions menées en FWB.

Le Conseil de l’Europe, dans le contexte des attentats perpétrés à Paris, a adopté, le 19 mai 2015, sous présidence belge, un plan d’action de Lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation conduisant au terrorisme.  Ce plan concerne notamment le secteur de la Jeunesse (campagne « non au discours de haine »), l’éducation (cadre de référence pour les compétences requises pour une culture de la démocratie et conférence des Ministres de l’Education sur le thème) et les prisons (lignes directrices pratiques fournies aux services pénitentiaires et de probation des 47 États membres du Conseil de l’Europe, pour les aider à prévenir, déceler et traiter les situations de radicalisation qui peuvent conduire au terrorisme).  Des mesures sont prévues également pour opposer des contre-arguments au discours destructeur des extrémistes. Il s’agira notamment de faire davantage connaître et reconnaître, en leur offrant une plate-forme, les responsables religieux et les universitaires qui expliquent en quoi les activités des organisations terroristes sont contraires à la religion et dont l’avis fait autorité.

Comme suite au plan d’action précité, la FWB a organisé à Bruxelles les 11 et 12 avril 2016, avec la Communauté flamande et le Conseil de l’Europe, la 25e session de la Conférence permanente des Ministres de l’Education dont le thème était : « L’éducation : une option sûre pour la démocratie » - Le développement d’un cadre de référence des compétences nécessaires à une culture de la démocratie.

 

Pour mémoire (présentation effectuée dans le bulletin de janvier 2016), les secteurs de la culture, de l’éducation, de la jeunesse et du sport de l’Union européenne avaient à l’agenda de la Présidence luxembourgeoise la thématique de lutte contre la radicalisation violente.  Sous Présidence néerlandaise, les secteurs de la Jeunesse et de l’éducation (suivi de la Déclaration de Paris de mars 2015) ont à nouveau abordé cette question.  En matière d’éducation, un groupe de travail chargé de suivre le cadre stratégique Education et Formation 2020 porte spécifiquement sur le suivi de cette Déclaration.

 

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