Présidence néerlandaise et slovaque

Sous Présidence néerlandaise, le 30 mai 2016, le Conseil de l’Union européenne a adopté les conclusions du Conseil et des représentants des gouvernements des États membres, réunis au sein du Conseil, sur le rôle joué par le secteur de la jeunesse dans une approche intégrée et transsectorielle de prévention de la radicalisation violente chez les jeunes et de lutte contre ce phénomène.

Par ailleurs, un débat d’orientation entre les Ministres de la Jeunesse s’est tenu sur le rôle de la politique et du secteur de la jeunesse dans une approche intégrée visant à soutenir les jeunes dans la construction de leur identité.

 

Adoption des conclusions relatives au rôle joué par le secteur de la jeunesse dans une approche intégrée et transsectorielle de prévention de la radicalisation violente chez les jeunes et de lutte contre ce phénomène

Suite à la Déclaration de Paris, la Présidence néerlandaise a décidé de proposer des conclusions sur le rôle joué par le secteur de la jeunesse dans une approche intégrée et transsectorielle de prévention de la radicalisation violente chez les jeunes et de lutte contre ce phénomène.

La Belgique adopte ces conclusions favorablement mais reste attentive à ce que le secteur de la jeunesse ne soit pas instrumentalisée par les autres secteurs ou politiques tels que la justice, la sécurité, l’éducation, …. En effet, le travail de jeunesse n’a pas pour but de signaler, prévenir ou stopper la radicalisation des jeunes. Le travail de jeunesse est un travail à long terme qui se base sur une relation de confiance et permet l’épanouissement personnel du jeune, à développer sa confiance en soi, et en ce sens, elle contribue à la prévention de la radicalisation violente.

 

Débat d’orientation sur le rôle de la politique et du secteur de la jeunesse dans une approche intégrée visant à soutenir les jeunes dans la construction de leur identité

Lors du Conseil des Ministres de la jeunesse du 23 novembre 2015, la Présidence luxembourgeoise avait mis l'accent sur l'importance d'une approche intersectorielle dans le cadre de laquelle la jeunesse, l'éducation, la culture et le sport devaient aller de pair pour réaliser l'objectif de sensibilisation à d'autres cultures et de mise en place d'une société inclusive. La présidence néerlandaise souhaite approfondir cette discussion en examinant comment les politiques de la jeunesse peuvent contribuer à soutenir le développement positif des jeunes vulnérables sur la base d'une coopération intersectorielle entre les écoles, les centres d'animation socio-éducative et les centres pour les jeunes axée sur l'intégration, et notamment sur le rôle des jeunes eux-mêmes, de leurs familles, de leurs pairs et des responsables locaux du secteur informel.

De manière générale, les Etats membres sont intervenus pour rappeler que le domaine de la jeunesse est un secteur qui peut contribuer à la construction de l’identité des jeunes. Cependant, les ressources sont limitées dans ce domaine et de nombreux facteurs entrent en compte dans la construction de l’identité. Le niveau local doit être privilégié notamment en vue d’assurer un dialogue avec le jeune et de mieux connaître ses besoins et attentes. Le besoin d’échanges de bonnes pratiques et la nécessité de faciliter le dialogue entre et avec tous les acteurs de la société ont été exprimées à de nombreuses reprises.

La Belgique est intervenue dans le débat pour souligner qu’elle prend en compte cette dimension intersectorielle dans ses plans stratégiques jeunesse. Elle souligne qu’au niveau de l’éducation formelle et non formelle, des modules qui aident les acteurs culturels et sociaux à mettre en place des projets de partenariat à l’initiative des jeunes et avec d’autres acteurs, d’autres milieux favoriserait l’approche globale (décloisonnement) et l’esprit d’ouverture des jeunes. En effet, la question de l’interculturalité reste un des défis majeurs à résoudre. La Belgique rappellera qu’elle propose le soutien des initiatives jeunes au niveau national dans le cadre du programme Erasmus+ ; la formation des travailleurs de jeunesse à l’interculturalité et l’échange de bonnes pratiques.via la mise en place de groupes d’experts. Par ailleurs, elle fait part de la signature d’une Déclaration commune entre la Belgique et la France sur une collaboration qui permettra d’échanger ses bonnes pratiques en matière de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violents.

 

 

 

Informations sur le programme de travail de la Présidence slovaque

Deux thématiques seront abordées:

- Le soutien au développement de nouveaux talents et au potentiel des jeunes par des approches attractives dans le domaine du travail de jeunesse.

- Le suivi de la Déclaration de Paris.

Par ailleurs, le dialogue structuré sera consacré aux compétences nécessaires pour réussir sa vie.

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