Présidences néerlandaise et slovaque

La réunion du conseil des Ministres culture s’est tenue le 31 mai. Les Ministres ont notamment adopté des conclusions sur le rôle d'Europeana dans l'accessibilité, la visibilité et l'utilisation numériques du patrimoine culturel européen 

Initié en 2005 et lancé en novembre 2008, Europeana est le portail numérique du patrimoine culturel européen. Il donne accès à plus de 48 millions d’objets numériques issus de plus de 3 300 institutions (bibliothèques, archives, musées et fonds audiovisuels). Europeana n'archive pas les œuvres, mais sert uniquement de catalogue de recherche. Les œuvres sont disponibles à travers des liens vers l'institution dépositaire.

Europeana fait face à plusieurs enjeux, particulièrement en termes de financement,  de gouvernance, et de définition du projet en lui-même, qui ont poussé la présidence néerlandaise  à se saisir de la question. Ce point avait été abordé lors d’un lunch informel à l’issue de la réunion du Conseil ECJS de novembre 2015. Les Conclusions du Conseil proposent des solutions ainsi qu’une stratégie à moyen terme afin de relever ces différents défis. La Commission est également invitée à présenter une évaluation complète d’Europeana en octobre 2017. Cet exercice viserait à donner des orientations claires pour le développement à moyen et long termes d’Europeana, en évaluant différentes alternatives pour le scope, un financement pérenne et la gouvernance.

 

Communication « Towards an EU strategy for international cultural relations »

Le 8 juin, la Commission et le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) ont publié une communication conjointe intitulée  « Towards an EU strategy for international cultural relations ».

L’objectif du texte est de définir une stratégie pour placer la culture au cœur des relations internationales de l’UE, en proposant un cadre stratégique destiné à mettre en place des relations culturelles internationales plus étroites et plus efficaces, ainsi qu’un nouveau modèle de coopération avec les EM, les délégations UE, les instituts culturels nationaux, les opérateurs privés et publics de l’UE et de ses pays partenaires.

Plusieurs initiatives ont été lancées ces dernières années au sujet du rôle de la culture dans les relations extérieures (Résolution du Parlement européen, groupe d’experts des EM sur la Chine,  action préparatoire notamment) et des conclusions du Conseil, adoptées en novembre 2015, ont souligné qu’il convenait de coordonner les efforts déployés par les différents acteurs et définir une approche stratégique au niveau decl’UE. C’est dans ce contexte que la Commission présente la première stratégie pour la diplomatie culturelle, qui qualifie la culture d'instrument clé pour les relations extérieures de l'UE, puisqu'elle contribue à la compréhension mutuelle, au dialogue entre les peuples, à la prévention de la radicalisation, mais également à la croissance économique et à l'innovation technologique.

 

I. La Stratégie définit cinq grands principes qui guideront l’action de l’UE en matière de relations culturelles internationales :

a)      promouvoir la diversité culturelle et le respect des droits humains ;

b)      renforcer le respect mutuel et le dialogue interculturel ;

c)       respecter la complémentarité et la subsidiarité ;

d)      encourager une approche trans-sectorielle de la culture ;

e)      promouvoir la culture à travers les cadre existants pour la coopération (énumération des programmes thématiques et des priorités géographiques).

 

II. Sur la base de ces principes, trois grands axes de travail sont définis :

a)      le soutien de la culture comme moteur pour le développement économique et social (en ce compris le renforcement des industries culturelles et créatives);

b)      la promotion de la culture et du dialogue interculturel pour des relations pacifiques entre les différentes communautés ;

c)       le renforcement de la coopération sur le patrimoine culturel.

è Dans ce contexte, et plus particulièrement pour ce qui concerne la lutte contre le trafic du patrimoine culturel, la COM confirme, comme annoncé, une future proposition législative au sujet de l’importation des biens culturels, qui se fondera sur l’étude qui vient d’être lancée. La COM envisagera également une réponse large à la lutte contre le financement du terrorisme via le trafic illicite de biens culturels, en agissant à plusieurs niveaux (introduction d’un système de certification, formation des agents des douanes, renforcement de la coopération entre les professionnels de l’art notamment).

 

III. Afin de mettre effectivement en place ces axes de travail avec les pays partenaires, la Commission propose une approche stratégique en insistant sur la nécessité d’établir une synergie et une bonne coopération entre les différents stakeholders. C’est pourquoi elle prévoit le renforcement et l’amélioration de le coopération entre les acteurs UE (EM – en ce compris aux niveaux régional et local, COM et SEAE notamment via les délégations, organisations culturelles et société civile, instituts culturels notamment) mais également le soutien des échanges interculturels d’étudiants et de chercheurs afin de promouvoir la diversité des cultures de l’UE.

 

 

 

Le débat politique qui se tiendra dans le cadre du Conseil des Ministres ECJS/Volets Culture et Audiovisuel sous présidence Slovaque, le 22 novembre, se focalisera sur cette question de la culture dans les relations extérieures.

Actualités

Pas d'article dans la liste.