Présidence luxembourgeoise et néerlandaise

La réunion du conseil des Ministres (volets culture et audiovisuel) s’est tenue le 24 novembre. Les points suivants ont été abordés par les Ministres :

Conclusions du Conseil sur la culture dans les relations extérieures de l’UE, l’accent étant mis sur la coopération au développement 

La thématique de la culture dans les relations extérieures constitue une priorité pour la Présidence luxemboureoise, qui a notamment organisé une conférence d’experts en la matière en septembre. Plusieurs initiatives ont été lancées ces dernières années au sujet du rôle de la culture dans les relations extérieures (Résolution du PE, groupe d’experts des Etats Membres sur la Chine,  action préparatoire notamment) et ces conclusions soulignent qu’il convient maintenant de coordonner les efforts déployés par les différents acteurs et définir une approche stratégique au niveau UE.  Pour ce qui concerne plus spécifiquement la culture dans la coopération au développement, il est vital de mener une action cohérente, vu le rôle important que les EM et l’UE jouent en la matière, et compte tenu, également, du programme de développement durable à l’horizon 2030. Ainsi, sur la base de la reconnaissance du rôle majeur que peut jouer la culture en matière de développement, il convient d’adopter une approche coordonnée, qui intègre systématiquement la dimension culturelle dans les programmes de développement.

 

L’action la plus concrète (et la plus débattue) de ces conclusions consiste en la mise en place d’un groupe de travail ad hoc, qui sera accueilli par le Luxembourg. Le groupe se réunira pendant une première période de deux ans, de manière informelle et sur une base volontaire. Il sera composé des EM, des acteurs de la coopération au développement, de la Commission, du PE, d’organisations internationales, des pays partenaires, de partenaires extérieurs notamment. L’objectif des réunions sera de favoriser la cohérence des actions menées par les différents acteurs sur le terrain, échanger les bonnes pratiques et examiner les données empiriques relatives à l’incidence de la culture sur le développement.

 

Conclusions du Conseil et des représentants des gouvernements des Etats membres, réunis au sein du Conseil, modifiant le programme de travail en faveur de la culture (2015-2018), en ce qui concerne la priorité sur le dialogue interculturel

Les conclusions du Conseil européen d’octobre 2015 prévoient que faire face à la crise des migrants est une obligation commune qui requiert une stratégie globale. Après avoir répondu aux besoins immédiats des migrants et des réfugiés, l’attention doit se porter sur leur intégration sociale et économique et la culture et les arts ont un rôle à jouer. Dans ce contexte, ces Conclusions modifient le Plan de travail (2015-2018) pour la culture et plus particulièrement la priorité D « Promotion de la diversité culturelle, culture dans les relations extérieures de l’UE et mobilité. Il s’agit de mettre en place un groupe MOC qui procèdera à un échange de bonnes pratiques sur le rôle du dialogue interculturel en matière d’intégration des migrants et des réfugiés. L’objectif est de publier un manuel de bonnes pratiques en 2016.

 

Par ailleurs, la thématique de la crise migratoire constituait le fil rouge du Conseil du 24 novembre. Chaque filière a abordé la question sous un angle différent et des conclusions rédigées par la Présidence ont été transmises aux Présidents  du Conseil européen, du Parlement et de la Commission. La Présidence rappelle le rôle que les filières ECJS peuvent jouer en matière d’intégration et insiste notamment sur l’importance de renforcer l’engagement démocratique, de promouvoir le dialogue interculturel, et de dépasser les inégalités sociales.

 

Agir de concert contre les destructions et le trafic illicite du patrimoine culturel dans les zones de conflit

Cette thématique a fait l’objet d’un débat d’orientation entre les Etats Membres.

Les conflits armés et les guerres ont une incidence directe sur le patrimoine culturel. L’Unesco compte parmi les nombreux organes concernés et joue un rôle de coordination de premier plan. Dans le même temps, l’UE est également active, ainsi que d’autres organisations comme Interpol et l’ICOM. La lutte contre la destruction et le trafic de biens culturels exige que l’action soit menée simultanément sur plusieurs fronts qui se recoupent : protection, défense, restauration du patrimoine, prévention de la destruction mais également lutte contre le trafic notamment par des moyens juridiques comme les contrôles et sanctions.

 

Les Etats Membres ont ainsi souligné, de manière générale, l'importance d'instaurer une meilleure coordination en matière politique, judiciaire et pour l'échange d'informations, aux niveaux national et européen, mais également avec les autres organismes internationaux compétents. A la suite des débats, la Présidence a préparé une déclaration rassemblant les grands enjeux soulevés au cours de la session .

 

Par ailleurs, à la suite des attentats de Paris, l’ensemble des Ministres de la culture des Etats Membres ont soutenu une déclaration qui vise à exprimer la solidarité avec les victimes et à condamner ces actes de barbarie insensée. La déclaration souligne également que la culture a une contribution cruciale à fournir en faveur de l'ouverture des esprits et de l'intégration, face à l'intolérance et à la radicalisation .

 

 

 

Les priorités suivantes sont annoncées par la Présidence néelandaise :

- Culture 

Le patrimoine culturel numérique, et plus particulièrement l’avenir d’Europeana.

Des conclusions du Conseil seront préparées sur ce sujet et une conférence se tiendra à Amsterdam les 29 et 30 juin.

 

- Audiovisuel 

La circulation transfrontière des œuvres européennes.

Une conférence sera organisée sur cette thématique les 3 et 4 mars à Amsterdam.

 

La réunion du  Conseil des Ministres est prévue les 30 et 31 mai.

Le débat politique portera sur la promotion de la circulation transfrontière des œuvres UE.

 

 

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