Présidences luxembourgeoise et néerlandaise

Sous Présidence luxembourgeoise, le 23 novembre 2015, le Conseil de l’Union européenne a adopté le rapport conjoint 2015 du Conseil et de la Commission sur la mise en œuvre du cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018) ainsi que la résolution du Conseil et des représentants des gouvernements des Etats membres, réunis au sein du Conseil, sur un plan de travail de l’Union européenne en faveur de la jeunesse 2016-2018 (Doc 13631/15).

La Présidence a également adopté la résolution du Conseil relative à la promotion de la participation politique des jeunes à la vie démocratique en Europe (Doc.13850/15)

Par ailleurs, un débat d’orientation entre les Ministres de la Jeunesse s’est tenu sur le rôle de la politique de la jeunesse et de l’animation socio-éducative auprès des jeunes dans le contexte de la migration.

 

Rapport conjoint 2015 du Conseil et de la Commission sur la mise en œuvre du cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018)

Le rapport constate que la jeune génération n’a jamais été aussi instruite et que l'emploi des jeunes s'améliore. Cependant, les efforts doivent se poursuivre dans le domaine de l’emploi et en faveur des jeunes en risque de marginalisation. Un accent plus important doit être mis sur l'inclusion sociale et sur une transition facilitée des jeunes à l'emploi. Pour ce faire, une approche trans-sectorielle doit être développée et des fonds spécifiques doivent être disponibles en la matière pour la jeunesse. La Présidence luxembourgeoise rappellera que le plan de travail est l’outil qui assure la mise en œuvre des priorités à prévoir dans le prochain cycle triennal et qu’elle a pris en compte les résultats du rapport.

 

Plan de travail de l’Union européenne en faveur de la jeunesse 2016-2018  

Le Plan de travail 2016-2018 se focalise sur la participation des jeunes dont l’objectif est de renforcer le travail intersectoriel auprès des jeunes. Il prévoit que des groupes d'experts seront mis sur pied et permettront d'assurer la coordination européenne en la matière.

La Commission européenne rappelle qu'il faut un juste équilibre entre la continuité des travaux et l'actualité. Ce Plan de travail met en œuvre la stratégie jeunesse 2010-2018 et est à destination de tous les jeunes. A l’avenir, elle souhaite viser plus de résultats tangibles et concrets sur les priorités retenues.

A l’occasion de l’adoption de cette résolution, la Belgique a eu l’occasion de réaffirmer l’importance du Plan de travail qui permet de mieux coopérer entre les Etats membres, de rendre visible les politiques de jeunesse, de créer des synergies avec d’autres secteurs et de nourrir le futur cadre pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse post 2018.

Par ailleurs, la Ministre de la Jeunesse, Isabelle Simonis rappelle que le Plan de travail établit des priorités pour tous les jeunes et en particulier ceux risquant d’être marginalisés, ne travaillant pas et ne suivant ni études ni formations, ainsi que les jeunes issus de l’immigration. La Ministre remercie la Commission d’avoir intégré cette préoccupation dans le programme Erasmus+ et souligne l’importance de la coopération européenne dans le secteur de la Jeunesse (déclaration de Paris du 17 mars 2015) et du travail collectif à l’ouverture, la participation et la démocratie, valeurs fondamentales de l’Europe.

 

Promotion de la participation politique des jeunes à la vie démocratique de l’Europe.

La résolution du Conseil constate que le processus du dialogue structuré est un outil qui favorise la participation des jeunes dans l’élaboration des politiques de l’UE et que les résultats de ce dialogue ont contribué à alimenter la résolution. Les mesures proposées pour améliorer la participation ont pour but d’offrir à tous les jeunes les mêmes opportunités d’accès à la vie démocratique.

Débat d’orientation sur le rôle de la politique de la jeunesse et de l’animation socio-éducative auprès des jeunes dans le contexte de la migration.

La Commission rappelle que les politiques à mettre en place pour faire face à l'afflux de migrants nécessitent prioritairement la mise à disposition d’un logement et de nourriture. Néanmoins, le travail de jeunesse mais également la culture, le sport ou l'éducation peuvent contribuer à mieux intégrer les migrants. Le potentiel du travail de jeunesse est important et peut aider à découvrir et à promouvoir les valeurs européennes mais également favoriser le dialogue interculturel. Pour réussir, il faut impliquer les jeunes et être plus efficace à tous les niveaux. Pour le financement, le programme Erasmus + est un outil important par le biais duquel tous les EM doivent assumer leurs responsabilités.

De manière générale, les Etats membres sont intervenus pour rappeler que le domaine de la jeunesse est un secteur qui peut contribuer à l'intégration et peut assurer une meilleure inclusion. Le besoin de formation pour l’ensemble du secteur de la jeunesse et la nécessité de faciliter le dialogue entre et avec tous les acteurs de la société ainsi que l’importance du programme Erasmus+ ont été exprimés à de nombreuses reprises.

La Belgique est intervenue dans le débat pour souligner que le travail de jeunesse joue un rôle essentiel dans l’inclusion des jeunes de par sa contribution notamment à la création d’une identité positive de soi et des autres, de projets interculturels, de la conscientisation de la richesse de la diversité qui est partout présente. La Ministre de la Jeunesse, Isabelle Simonis rappelle également combien l’interculturalité ne s’improvise pas et qu’il est indispensable de former les travailleurs de jeunesse. La Belgique propose enfin 3 initiatives qui pourraient être mises en œuvre au niveau européen :

- La réintroduction des initiatives jeunes au niveau national dans le cadre du programme Erasmus+ (avec budget complémentaire et ligne d’action spécifique) ;

- La formation des travailleurs de jeunesse à l’interculturalité et l’échange ou le partage de bonnes pratiques ;

- Orienter le travail du futur groupe d’expert sur ces questions interculturelles.

Informations sur le programme de la Présidence néerlandaise

Deux thématiques centrales seront abordées:

-      la prévention de la radicalisation des jeunes par l’intervention et l’implication des éducateurs (en matière notamment de définition d’identité) ;

-      la participation des jeunes souffrant de troubles mentaux (liés aux processus de participation de notre société européenne).

 

 

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