Programme mondial de développement pour l’après-2015

Le programme mondial de développement pour l’après-2015 vise à réaffirmer les engagements pris par les pays membres des Nations-Unies  en 2000 en vue d’un développement humain responsable et durable.  Pour atteindre les objectifs fixés, l’éducation constitue l’une des priorités.    Si les disparités restent très importantes entre les pays, l’enjeu est prioritaire pour tous.  Le chômage des jeunes, l’inadéquation entre la formation et le monde du travail, mais également le décrochage scolaire ou le lutte contre l’intolérance et l’extrémisme sont des enjeux qui concernent également les pays occidentaux.

 

Rappel du contexte :

En avril 2000, les participants au Forum mondial sur l’éducation réunis à Dakar ont adopté le cadre d’action « l’éducation pour tous : tenir nos engagements collectifs ». Ce cadre visait à répondre aux besoins éducatifs fondamentaux pour la période 2000-2015.  L’Unesco a été chargée du suivi des engagements pris.  La même année, à New York, l’ONU a adopté les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) également à atteindre à l’horizon 2015. Deux de ces objectifs portaient sur l’enseignement primaire universel et sur l’égalité des genres dans l’éducation.   Même si des progrès importants ont été réalisés, notamment en matière d’enseignement primaire universel, des problèmes majeurs persistent, notamment en termes d’équité, de qualité et de gouvernance.  La question de l’apprentissage tout au long de la vie n’a par ailleurs pas reçu le soutien nécessaire et la nécessité de développer de nouvelles compétences est également apparue depuis lors.

 

Nouveaux engagements :

Afin de rendre plus visibles et cohérents les engagements pris, les pays membres ont décidé d’intégrer l’éducation dans le programme mondial de développement pour l’après-2015 qui fait suite aux OMD.

Le processus de négociation qui a débuté en 2011 a été mené au travers des différents groupes régionaux de l’UNESCO dans le contexte des mécanismes de coordination de l’Education pour tous.  Parallèlement différentes organisations internationales ont transmis leurs engagements afin d’influencer les négociations.  C’est notamment le cas de la Confemen (conférence des ministres de l’éducation ayant le français en partage) au travers de la Déclaration de Liège adoptée en 2013, à la suite d’un bureau de l’Organisation organisé par la Direction des Relations internationales du Ministère de la FWB. Ce texte réaffirmait le rôle et l’engagement de la Francophonie dans la régulation et la protection de l’éducation comme bien public favorisant l’égalité, l’équité, la réduction des disparités sociales et la lutte contre la pauvreté.

 

Le processus de consultation qui a duré plus de deux ans a abouti à l’accord de Mascate, précisé lors du Forum mondial organisé en Corée en mai 2015 (documents téléchargeables ci-après).  Cet accord s’est traduit au travers d’un objectif mondial en matière d’éducation, de cibles à atteindre et d’un cadre d’action. L’objectif sera repris dans le programme mondial de développement pour l’après-2015 qui sera adopté par les Nations-Unies à New-York, en septembre 2015. L’objectif 4 des ODD portera le titre suivant : « Assurer l’accès à tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ».

Les cibles porteront notamment sur les priorités suivantes :

-          assurer 12 années d’enseignement primaire et secondaire de qualité, gratuit et équitable, financé sur fonds publics, dont au moins 9 années obligatoires, débouchant sur des acquis pertinents, et encouragement pour la mise en place d’au moins une année d’enseignement préprimaire de qualité, gratuite et obligatoire ;

-          lutter contre toutes les formes d’exclusion et de marginalisation, ainsi que contre les disparités et les inégalités en matière d’accès, de participation et de résultats de l’apprentissage ;

-          reconnaître l’importance de l’égalité des genres dans la réalisation du droit à l’éducation pour tous ;

-          s’engager en faveur d’une éducation de qualité et d’une amélioration des acquis de l’apprentissage, ce qui nécessite de renforcer les ressources, les processus et l’évaluation des résultats, ainsi que de mettre en place des mécanismes pour mesurer les progrès ;

-          s’engager à promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie de qualité pour tous, dans tous les contextes et à tous les niveaux de l’éducation, ce qui implique un accès équitable et élargi à l’enseignement et à la formation techniques et professionnels, ainsi qu’à l’enseignement supérieur et à la recherche, avec une attention particulière portée à l’assurance qualité.  En outre, il importe de mettre en place des parcours d’apprentissage souples, ainsi que la reconnaissance, la validation et l’accréditation des connaissances, des aptitudes et des compétences acquises dans le cadre de l’éducation non formelle et informelle.

 

Points d’attention :

 

La question du financement et de l’aide qui pourra être apportée aux pays en développement sont évidemment au cœur du débat.  Le niveau des cibles à atteindre sur base d’indicateurs n’a pas encore été déterminé.  Les questions de la disponibilité des données et de la comparabilité sont en effet primordiales dans ce domaine.

 

Il est à souligner le fait que si l’Assemblée générale des Nations-Unies adoptera les ODD dans leur globalité, le travail continuera pour le secteur de l’éducation dans la mesure où le secrétariat de l’UNESCO prévoit une adoption formelle et définitive du Cadre d’action par un groupe à haut niveau qui se tiendra en marge de la prochaine conférence générale de l’Organisation de novembre prochain. C’est à ce moment-là que seront définitivement précisés les indicateurs internationaux compris dans le futur Cadre d’action.

 

Déclaration d’Incheon et projet de Cadre d’action

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