Union européenne - Présidence lituanienne et grecque

Le Conseil a adopté des conclusions sur l'amélioration de l'inclusion sociale des jeunes qui ne travaillent pas, ne suivent pas d'études ni de formation (NEET) (doc. 15770/13), dans lesquelles il s'efforce de remédier de manière plus systématique au problème de ces jeunes, notamment au moyen d'une série de mesures prises par les pouvoirs publics dans les domaines de la prévention, de l'enseignement, de la formation et de l'apprentissage non formel, du volontariat, du passage des études à l'emploi et de l'emploi lui-même.

Dans tous les États membres de l'UE, les taux de chômage des jeunes sont généralement bien supérieurs à ceux d'autres groupes d'âge. Le fait que les jeunes chômeurs puissent être privés de droits de sécurité sociale devient également un problème social de plus en plus grave, notamment pour ceux qui ne travaillent pas, ne suivent pas d'études ni de formation, qui constituent un groupe particulièrement vulnérable. Parmi les quelque 7,5 millions de jeunes "NEET" (ce qui représente 12,9 % des jeunes Européens entre 15 et 24 ans et une augmentation de 600 000 en trois ans), les diplômés de l'université qui ne trouvent pas de premier emploi sont de plus en plus nombreux.

Des mesures sont adoptées dans tous les États membres et au niveau de l'UE en vue de remédier aux conséquences de la crise sur les jeunes, en particulier avec le "Paquet emploi des jeunes, suivi de la recommandation sur une garantie pour la jeunesse et de l'initiative pour l'emploi des jeunes, au titre du cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020, qui prévoit un fonds de six milliards d'euros (doc. EUCO 3/13).

La recommandation du Conseil sur l'établissement d'une garantie pour la jeunesse, adoptée en avril 2013, indique que tous les jeunes de moins de 25 ans devraient se voir proposer un emploi de qualité, une formation continue, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois suivant la perte de leur emploi ou leur sortie de l'enseignement formel. En outre, les États membres dont certaines régions enregistrent un taux de chômage des jeunes supérieur à 25 % étaient invités à présenter un plan de mise en oeuvre de la garantie pour la jeunesse en décembre 2013 au plus tard; les autres États membres sont invités à le faire en 2014.

Plan de travail de l'UE pour la jeunesse

En délibération publique, les ministres ont examiné la nécessité de se doter d’un futur plan de travail de l'UE pour la jeunesse, en s'appuyant sur un document de réflexion de la Présidence (15647/13). Ils ont été invités à se concentrer sur les questions suivantes:

• quels sont les problèmes les plus urgents actuellement rencontrés par les jeunes dans votre pays? Par rapport à la coopération de l'UE, quelles priorités ont pu être identifiées pour relever ces défis dans le cadre d'un prochain plan de travail pour la jeunesse?

• Comment le plan de travail de l'UE pour la jeunesse pourrait-il contribuer à améliorer la coopération transversale et à renforcer le rôle de la politique en faveur de la jeunesse dans ce contexte?

En effet, bien que la résolution relative à un cadre renouvelé pour la coopération européenne dans le domaine de la jeunesse (2010-2018) constitue un instrument extrêmement important et utile pour la politique dans ce domaine de la jeunesse, la crise économique et financière a profondément ébranlé le secteur depuis 2008 et a modifié tout le contexte dans lequel est mise en oeuvre la politique de la jeunesse. La présidence lituanienne a pu conclure les débats en soulignant qu’un plan de travail à moyen terme serait une solution flexible pour réagir aux différents problèmes et renforcer les liens entre la politique de jeunesse et l’éducation, l’emploi, la culture etc. Le plan devrait revêtir une dimension trans-sectorielle où le dialogue serait un des outils les plus importants. Il faudra se concentrer sur la mise en œuvre des initiatives actuelles, améliorer la visibilité des politiques, créer des attitudes positives auprès des jeunes. La réflexion sur un futur plan de travail de l’UE pour la jeunesse devrait se poursuivre sous présidence grecque.

L’inclusion sociale des jeunes restera l’axe prioritaire de la Présidence grecque, à l’instar des présidences précédentes, lituanienne et irlandaise, déjà centrées sur la vulnérabilité des jeunes en termes de chômage, de pauvreté, d’accès aux soins de santé mais aussi de participation citoyenne dans un contexte de crise économique. La Grèce entend, en effet, adopter des mesures politiques pour combattre l’exclusion sociale des jeunes dans le secteur de la culture et de l’entrepreneuriat et promouvoir dans cette optique un meilleur accès des jeunes aux nouvelles technologies ainsi qu’aux emplois dans les filières créatives et culturelles.

Au cours de cette présidence, le Conseil examinera dès lors plus particulièrement, en vue de son adoption, lors de sa session du 21 mai 2014 le projet de conclusions visant « la promotion de l'entreprenariat des jeunes en mettant l'accent sur l'entreprenariat social dans le domaine de la culture pour favoriser l’inclusion sociale de tous les jeunes ».

Le Conseil examinera également en vue de son adoption lors de cette session un projet de résolution relatif à un « aperçu du dialogue structuré avec les jeunes sur l’inclusion sociale ».

Le débat politique y aura d’ailleurs pour thématique le développement d’une nouvelle mentalité de l’entreprenariat.

Une conférence sera organisée sur le sujet à Thessalonique du 10 au 12 mars 2014.

 

 

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